Inflammation des glandes chez le chien : symptômes et traitement
Chez le chien, le terme « cystite anale » désigne une affection liée à un dysfonctionnement des glandes anales. Ces organes exocrines spécialisés produisent une sécrétion spécifique à l'odeur caractéristique, qui sert d'« identification » individuelle à l'animal.
Les canaux excréteurs de ces glandes s'ouvrent dans la lumière du rectum, près de l'anus. Les glandes elles-mêmes sont de petites structures creuses situées de part et d'autre de l'anus. Normalement, la substance sécrétée s'y accumule et est éliminée naturellement avec les selles lors de la défécation.
Cependant, lorsque l'écoulement des sécrétions est perturbé, par exemple par l'obstruction des canaux, leur contenu stagne. De ce fait, les glandes augmentent progressivement de volume, leurs parois s'étirent, et un processus inflammatoire se développe, provoquant une gêne importante chez l'animal et pouvant entraîner des complications.

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L'évolution de la maladie se déroule en plusieurs étapes :
- Premièrement, l’écoulement de la sécrétion s’arrête, les sacs glandulaires débordent et leur contenu interne s’épaissit ;
- une inflammation des glandes se développe, provoquant chez le chien des démangeaisons douloureuses sous la queue, et si elle n'est pas traitée, l'animal se blesse la peau avec ses dents, provoquant une infection par une microflore secondaire ;
- Les processus inflammatoires internes sont intensifiés par les processus externes, ce qui aboutit à une suppuration avec formation d'un abcès.
Avec le temps, l'abcès se perce et un kyste se forme dans la glande à cet endroit. trou (fistule)Tous ces processus s'accompagnent d'une augmentation de la température corporelle.
Attention ! L’inflammation de la glande située sous la queue d’un chien ne peut évoluer en abcès qu’en cas de négligence totale ou de traitement inapproprié. Il est donc crucial de diagnostiquer rapidement cette affection et de la faire traiter par un vétérinaire qualifié.
Les signes suivants sont des symptômes caractéristiques de l'inflammation des glandes chez le chien :
- la zone sous la queue près de l'anus gonfle, devient rouge et se couvre d'une éruption cutanée, les poils autour de l'anus se mouillent et tombent ;
- l'animal devient agité, souvent elle se frotte les fesses sur le sol, saute brusquement, « poursuit » la queue, mord les zones qui la démangent ;
- L'animal dégage une odeur désagréable dont la source se situe sous la queue.

Les symptômes d'une inflammation des glandes sont très similaires à ceux d'une hernie périnéale, d'une infestation parasitaire ou d'une réaction allergique. Par conséquent, l'automédication est strictement interdite. De plus, toutes les cliniques vétérinaires de Moscou traitent professionnellement les inflammations des glandes chez les chiens. L'absence de traitement ou le retard de consultation d'un vétérinaire peuvent être fatals. En cas de récidives, l'ablation des glandes est recommandée.
Raisons
Le développement de processus pathologiques dans les sacs glandulaires est directement lié à une altération du flux de sécrétion, lequel dépend lui-même de l'état des selles et d'une défécation correcte. Par conséquent, l'inflammation de la glande sous-caudale chez le chien peut être causée par divers facteurs, dont les principaux sont :
- constipation chronique ou une diarrhée régulière, ce qui fait que la sécrétion ne peut pas être normalement expulsée des cavités glandulaires par les matières fécales ;
- un mode de vie sédentaire, qui aggrave les problèmes de défécation et de fonctionnement du tube digestif, perturbant le péristaltisme intestinal ;
- Les promenades intempestives, qui obligent l'animal à retarder le processus de vidange et, par conséquent, à ralentir l'élimination des sécrétions des glandes.
Les chiens bénéficiant d'une routine quotidienne adaptée, d'une alimentation saine et d'une activité physique régulière et soutenue sont pratiquement immunisés contre cette affection. Celle-ci se développe principalement chez les animaux sédentaires souffrant de troubles digestifs et ne se promènent pas assez souvent. Un seul de ces facteurs suffit à provoquer une inflammation glandulaire chez un chien, et leur combinaison augmente considérablement le risque de développer cette affection.

Il existe également un certain nombre d'autres causes qui contribuent à l'inflammation :
- prédisposition génétique – les petites races sont les plus susceptibles à la maladie ;
- être en surpoids ou obésité;
- diminution de la protection immunitaire ;
- blessures sous la queue avec infection ;
- une alimentation régulière à base d'os, un excès de protéines ou des aliments trop gras (surtout frits) ;
- violation des règles d'hygiène ;
- accouplements trop actifs et grossesses fréquentes chez les femelles ;
- Manque de contrôle du propriétaire sur l'état de santé de l'animal.
Important ! Si votre chien présente un risque lié à l’un des facteurs mentionnés ci-dessus, il est essentiel de vérifier régulièrement les glandes situées sous sa queue. La prévention est bien plus simple et bénéfique que même le traitement le plus efficace.
Traitement
Diagnostiquer et traiter l'inflammation de la glande sous-caudale chez le chien ne présente pas de difficultés particulières pour un vétérinaire spécialiste. Un examen clinique et l'identification des symptômes suffisent à identifier la pathologie et à prescrire un traitement adapté. Aux stades avancés de la maladie, des examens complémentaires peuvent être réalisés afin de déceler d'éventuelles complications et d'adapter le traitement. Une prise en charge vétérinaire rapide permet de traiter l'inflammation des glandes sous-caudale chez le chien de manière efficace, rapide et abordable. Toutefois, un risque de récidive existe, survenant généralement tous les six mois.

Le traitement de première intention pour les cas non compliqués est le nettoyage mécanique. Une seule intervention suffit généralement à stabiliser l'état de l'animal. Si nécessaire, des traitements complémentaires sont prescrits :
- rinçage des cavités glandulaires avec des liquides aseptiques ;
- Blocage à la novocaïne pour soulager la douleur ;
- administration d'antibiotiques pour neutraliser la microflore purulente.
Dans les cas extrêmement graves ou en cas de récidives fréquentes d'inflammation, on recourt à l'ablation complète des glandes.
Dans tous les cas, la décision doit être prise par un vétérinaire. L'automédication ou le nettoyage des glandes situées sous la queue de l'animal en cas d'inflammation est à proscrire. Il est également important de se rappeler qu'une fois installée, cette affection est impossible à éradiquer complètement. Pour prévenir toute aggravation, un nettoyage préventif doit être effectué tous les 3 à 6 mois. Si les glandes s'enflamment fréquemment, il est préférable de les retirer. L'intervention est relativement simple et permet à l'animal de reprendre ses activités normales dès le lendemain.

Diagnostic
Le diagnostic débute par un entretien approfondi avec le propriétaire et un examen clinique du chien par un vétérinaire. Si l'inflammation est localisée et à un stade précoce, un simple examen visuel et une palpation de la zone affectée suffisent souvent.
Dans les cas plus graves ou plus avancés de la maladie, des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour identifier d'éventuelles complications ou la cause sous-jacente de l'affection. Dans ces cas, les examens suivants sont généralement prescrits :
-
analyse sanguine clinique générale ;
-
analyse biochimique du sang ;
-
diagnostic par ultrasons des organes abdominaux et du système reproducteur ;
-
Examen endoscopique du rectum.
Il est important de rappeler que, sans expérience, les propriétaires ne sont pas toujours en mesure de diagnostiquer eux-mêmes le problème, surtout s'ils n'ont jamais rencontré de situation similaire chez leur animal. C'est pourquoi, au premier signe de symptômes suspects, il est recommandé de consulter un spécialiste.
Prévention
En soignant et en surveillant attentivement l'état de santé de votre chien, l'inflammation de la glande sous la queue peut être facilement évitée. Pour prévenir l'apparition de cette maladie, suivez ces recommandations :
- assurer une alimentation adéquate et une marche active au moins deux fois par jour ;
- empêcher votre animal de compagnie de devenir en surpoids ou obèse ;
- effectuer un nettoyage régulier une fois tous les six mois, et en cas de tendance à l'inflammation, tous les 3 mois ou selon la prescription d'un médecin ;
- traiter rapidement tout trouble intestinal, infestation parasitaire ou maladie infectieuse ;
- Effectuez régulièrement les soins d'hygiène et vérifiez l'état des glandes.
Important ! En l’absence d’inflammation, le nettoyage préventif des glandes de votre chien peut être effectué à domicile. Toutefois, veuillez noter que cette procédure est désagréable pour l’animal comme pour son maître. En cas de doute, il est donc préférable de consulter un vétérinaire.
De plus, si toutes les mesures préventives recommandées sont correctement et régulièrement appliquées, cette intervention pourrait même s'avérer inutile. L'essentiel est de bien prendre soin de son animal et de lui assurer un mode de vie actif, une alimentation adaptée et une routine quotidienne rigoureuse.
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